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Tribunes

Majorité municipale

Budget : 2027 se prépare dès maintenant

 

Chères Levalloisiennes, Chers Levalloisiens,

 

Il est une partie de l’action municipale dont on parle peu, mais qui engage pourtant très concrètement l’avenir de notre ville : les réunions budgétaires. Derrière les lignes d’un budget, derrière les chiffres et les arbitrages, il y a des choix qui transforment votre quotidien. Certains produisent des effets immédiats quand d’autres dessinent la ville que nous voulons transmettre demain.

 

C’est tout le sens de notre démarche : investir à la fois pour répondre aux besoins d’aujourd’hui et préparer le Levallois de demain.

 

Les investissements municipaux ne se résument pas aux grands projets visibles, comme le réaménagement du parvis et des jardins de l’Hôtel de Ville, qui débutera dans quelques mois. Ils concernent aussi des sujets très concrets, parfois moins spectaculaires, mais essentiels à la qualité de vie.

 

C’est le cas, par exemple, de la lutte contre la prolifération des rongeurs. Nous voulons en effet poursuivre et amplifier le travail engagé, avec un doublement du budget consacré à la dératisation.

Cet effort budgétaire conséquent permettra de renforcer les interventions pour préserver cette qualité de vie à laquelle nous tenons tant. Nous poursuivons et intensifions donc notre action, mais avons aussi besoin des actions complémentaires des copropriétés pour que ces opérations aient les résultats escomptés.

 

Autre priorité immédiate : protéger nos enfants face aux épisodes de fortes chaleurs. Après la période caniculaire que nous avons connue, nous tenons à ce que les enfants, qu’ils soient à la crèche ou à l’école, bénéficient d’un cadre le plus propice possible pour grandir et travailler. Les canicules sont appelées à se reproduire et nous devons accélérer l’adaptation de nos équipements publics à ces épisodes de fortes chaleurs. Nous engageons ainsi un grand plan de climatisation des crèches et des écoles, afin que nos enfants soient accueillis dans les meilleures conditions possibles.

 

Mais, l’adaptation au changement climatique ne peut pas reposer uniquement sur des équipements techniques. Elle passe aussi par la transformation progressive de notre espace public. Le verdissement de nos rues, partout où cela est possible, participe directement à cet objectif. Planter, végétaliser, créer de nouveaux espaces de fraîcheur, c’est poursuivre ainsi la démarche engagée depuis maintenant plusieurs années pour lutter contre les îlots de chaleur et rendre notre ville plus agréable.

 

Ces investissements répondent à des urgences concrètes, tout en s’inscrivant dans une vision de plus long terme. En effet, pour répondre à ces exigences d’adaptation à long terme, mais aussi pour continuer à améliorer notre qualité de vie aujourd’hui, nous devons repenser certains espaces structurants de notre ville.

 

Le réaménagement de la rue du Président-Wilson en est une illustration. Pour que le projet corresponde au mieux aux besoins, les conseils de quartier et les commerçants seront associés à la réflexion et consultés. Au regard des montants engagés, il est primordial que ce projet structurant soit accueilli positivement par tous les acteurs.

 

C’est finalement cela, la réalité des arbitrages budgétaires : choisir où investir, à quel moment et avec quelle ambition. Pour chaque enveloppe budgétaire, il y a une école à adapter, une rue à végétaliser, un espace public à transformer, un problème du quotidien à résoudre.

 

C’est pour cela que, malgré les contraintes budgétaires de plus en plus importantes imposées par l’État, nous allons continuer à investir tout en préservant nos marges de manoeuvres, comme ont pu le constater les nombreux Levalloisiens présents à la réunion publique consacrée aux finances de la Ville, afin d’améliorer davantage notre quotidien et anticiper l’avenir. Cet exercice de transparence sera d’ailleurs décliné à travers d’autres thématiques dans les prochains mois.

 

Soyez assurés de notre mobilisation constante et de notre travail soutenu en faveur de notre belle Ville de Levallois.

 

La Majorité Municipale

Opposition municipale

Impôts locaux : un autre taux est possible

L’exécutif municipal rappelle régulièrement que les taux d’imposition n’ont pas augmenté à Levallois. C’est exact. Mais ce n’est pas toute la vérité : les impôts payés par les Levalloisiens, eux, ont augmenté.

 

Le mécanisme est simple. La taxe foncière résulte de la multiplication d’une base imposable par un taux. Les bases sont revalorisées selon des règles nationales : la Ville n’en décide pas. En revanche, elle vote chaque année son taux. Lorsque les bases augmentent et que le taux reste identique, la cotisation augmente mécaniquement.

 

Or les Levalloisiens ne paient pas leurs impôts en pourcentage, mais en euros.

 

Les chiffres permettent de mesurer cette évolution. En 2020, les impôts directs locaux représentaient environ 81,2 millions d’euros. En 2024, ils atteignaient 92,8 millions, et le budget 2026 prévoit 94,6 millions d’euros. Cela représente environ 13,4 millions d’euros supplémentaires, soit près de 16 % en six ans.

Dans le même temps, le taux communal de taxe foncière est resté fixé à 22,93 %.

Ce taux n’a pourtant rien d’intangible : des villes voisines comme Neuilly-sur-Seine, Boulogne-Billancourt, Courbevoie ou Asnières-sur-Seine appliquent des taux plus faibles.

 

La vraie question est donc simple : comment les Levalloisiens bénéficient-ils de cette augmentation des impôts ?

 

Lorsque les recettes fiscales progressent, elles doivent d’abord se traduire par une amélioration concrète des services rendus aux habitants. Si l’objectif est simplement de maintenir le niveau de service, alors la question du montant prélevé doit aussi pouvoir être posée.

 

Car maintenir le taux lorsque les bases augmentent revient, de fait, à laisser augmenter la contribution des propriétaires. Une ville peut faire un autre choix : baisser son taux pour éviter que toute la hausse des bases ne se transforme en hausse d’impôt et redonner ainsi du pouvoir d’achat.

 

Ce choix n’a rien de théorique. Dans les Hauts-de-Seine, Fontenay-aux-Roses a ainsi diminué son taux de taxe foncière en 2025.

 

C’était aussi le sens de notre projet municipal : rechercher d’abord les économies dans le fonctionnement de la Ville. Nous avions identifié 1,5 M€ par an sur les grands contrats, 700 000 € sur les achats et dépenses courantes, jusqu’à 1 M€ à terme grâce à des mutualisations intercommunales, ainsi que des économies sur l’organisation administrative.

 

Le pouvoir d’achat est aussi une question municipale. Nous pouvons débattre de l’état réel des finances de la Ville. Mais puisque la municipalité nous assure aujourd’hui qu’elles sont solides, prenons-la au mot : allons au bout de cette logique et rendons aux Levalloisiens une partie de leur argent.

Groupe « Tous Levallois ! »

Lies MESSATFA, Céline CALVEZ, Sacha HALPHEN, Nathalie LEFÈVRE, Louis JOURDE

 

Une épicerie solidaire : une bonne nouvelle pour Levallois

C’était l’une des propositions fortes de notre programme. Nous sommes très heureux de l’ouverture, depuis le 8 septembre, de l’Épicerie Solidaire de Levallois.

Nous nous réjouissons que Madame le Maire nous ait donné latitude à faire avancer ce projet. Comme quoi, sur des sujets essentiels, l’opposition peut aussi être force de proposition et les clivages politiques laisser place à l’action. C’est le résultat d’un engagement collectif. La Ville accompagne le projet en prenant en charge le loyer d’un premier local au 131, rue Marius Aufan. Des bénévoles se mobilisent. Saluons tout particulièrement le travail de Levallois Entraide et de son président, qui, depuis plusieurs années, se battent pour venir en aide aux Levalloisiens les plus fragiles.

C’est une réalité sociale. 6 000 Levalloisiens vivent sous le seuil de pauvreté. Familles monoparentales, étudiants, retraités, travailleurs modestes : de plus en plus de personnes rencontrent des difficultés à se nourrir ou à boucler leur budget. Et pourtant, c’est resté longtemps un sujet ignoré. L’ancien maire affirmait qu’il n’y avait pas de pauvres dans notre ville. Des initiatives d’aide alimentaire avaient bien tenté d’émerger, mais souvent sans lendemain. Aujourd’hui, les faits ont rattrapé les discours : la solidarité répond à une nécessité bien réelle. Mais cette première épicerie est un point de départ. Une ambition plus grande doit nous conduire à une gouvernance rassemblant tous les acteurs engagés dans la solidarité : associations, bénévoles, Ville, CCAS…

L’objectif, c’est que demain tous les bénéficiaires puissent accéder à des produits diversifiés, sains et de qualité, avec le développement d’une véritable éducation au bien manger.

Nous imaginons un lieu plus large, chaleureux et ouvert, où l’aide alimentaire côtoierait accompagnement convivial, accès à la culture… Parce qu’à Levallois, la solidarité doit désormais être une ambition partagée, cette première étape mérite d’être amplifiée.

Levallois en Commun

Baptiste Nouguier, Danièle Zelic, Frédéric Gradwohl

 

Périscolaire : entendre les inquiétudes des parents, agir avec exigence

Les événements récents survenus à Paris dans le cadre du périscolaire ont suscité l’émotion et l’interrogation de nombreux parents. Lorsqu’ils confient leurs enfants aux services municipaux, les familles doivent pouvoir le faire en toute confiance.

À Levallois, nous devons rester vigilants et exiger des réponses précises : combien d’animateurs ? Quel taux d’encadrement ? Quel turnover, quelle formation et quels remplacements en cas d’absence ? Quelles activités sont réellement proposées et quelle information est donnée aux parents ? Comment les fortes chaleurs sont-elles prises en compte ? Quel projet éducatif pour le temps périscolaire ? Au regard de ce que Paris a vécu et des mesures mises en place, nous sommes en droit d’exiger un bilan public du périscolaire. Nous demandons la présentation annuelle, au conseil municipal, d’un “rapport sur le temps de l’enfant” : école, cantine, périscolaire, centres de loisirs, encadrement, formation, sécurité et adaptation aux fortes chaleurs.

Anticiper, contrôler et améliorer nos dispositifs, c’est la responsabilité d’une ville qui place les familles et la protection des enfants au coeur de ses priorités.

Mounia Inoughi et Renaud Vincent

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