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Tribunes

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Majorité municipale Opposition municipale

 

MAJORITE MUNICIPALE

 

 

 

La Métropole du Grand Paris
Une réforme qui impacte Levallois !

 

L’organisation territoriale de notre pays a souvent été réformée, parfois par volonté unificatrice, parfois par simple lutte de pouvoirs. La République connaît ainsi régulièrement des dialectiques localité/pouvoir central, particularismes/uniformité, libertés/solidarités.

Depuis 1982, son organisation locale reposait sur la loi Deferre et sur la décentralisation des compétences de l’État entre Communes, Départements et Régions. Un réel succès, car la preuve a été amplement fournie que les collectivités, plus proches de leurs administrés, répondent bien mieux que l’État à leurs attentes.

 

Les lois avatars de Hollande

Les derniers avatars de l’organisation territoriale sont les deux lois du gouvernement de François Hollande, de 2014/2015, la loi MAPAM, Modernisation de l’Action Publique territoriale et Affirmation des Métropoles et la loi NOTRe, Nouvelle Organisation Territoriale de la République.

Elles reposent sur trois principes fondateurs, revoir la taille des collectivités, mutualiser les coûts/compétences des missions des collectivités, s’adapter au modèle européen avec de grandes intercommunalités et des méga-régions.

Concernant Paris et sa banlieue, le découpage datait de la réforme de la Région parisienne (1965), créant les départements de petite et grande couronne autour d’un département-ville, Paris, sans maire jusqu’en 1977.

La loi NOTRe, elle, s’inspire du modèle du Grand Londres en créant la Métropole du Grand Paris (MGP) de 7 millions d’habitants, constituée de Paris et de 123 communes (dont Levallois) de la zone urbaine dense, regroupées en 12 Territoires.

Mais, elle ne modifie pas la Région Île-de-France et ne supprime pas, dans l’immédiat, les Départements concernés. Il n’y a donc pas de simplification, au contraire, du célèbre millefeuille administratif !

 

Un big bang institutionnel et financier

Dans le même temps, la Loi NOTRe transfère la dynamique de la fiscalité économique (CVAE, Contribution sur la Valeur Ajoutée des Entreprises et CFE, Contribution Foncière des Entreprises) à la Métropole et aux Territoires, en ne garantissant aux communes que des ressources figées au niveau de 2015, ce qui est évidemment peu incitatif d’efforts pour un nouveau développement économique.

Enfin, la loi transfère des compétences communales et organise des coopérations obligatoires ou facultatives supprimant les ex-intercommunalités libres.

En réalité, la loi NOTRe a déclenché un véritable big bang institutionnel et financier, en instituant immédiatement de nouveaux flux financiers entre collectivités et en créant de multiples structures et superstructures, un Conseil de Métropole, des Conseils de Territoire et de nombreuses Commissions, dont les membres ont été élus par les Conseillers municipaux.

La loi fixe ensuite un agenda de transfert de compétences communales, le développement économique, l’habitat, l’aménagement, l’environnement. D’ici 2020, celles-ci ci auront été transférées, comme, par exemple,  le Plan Local d’Urbanisme (PLU) et les Offices HLM.

 

La situation à Levallois ?

Dès 2014, le Maire, Patrick Balkany, et la Majorité Municipale ont préparé cette réforme, désignant trois Adjoints au Maire (Jean Yves Cavallini, Sophie Deschiens et moi-même) pour collaborer avec la Mission de Préfiguration présidée par le Préfet d’Île-de-France, puis en créant en 2015 une Délégation municipale autonome, que le Maire m’a confiée, sur la réforme territoriale.

Dès le début 2016, le Conseil municipal a élu le Conseiller métropolitain (le Maire, puis moi-même) représentant Levallois à la Métropole du Grand Paris, les dix Conseillers de territoire levalloisiens au sein du Territoire Paris-Ouest-La-Défense (POLD), dont fait partie Levallois et divers représentants dans les commissions (Projets, Finances, Aménagement…).

Notre Majorité municipale a anticipé les conséquences financières, en votant, en 2015, une hausse des taux de fiscalité économique (entreprises), pour pérenniser ces recettes, désormais figées alors qu’elles sont prépondérantes et était en augmentation constante à Levallois grâce au développement mené par le Maire.

La Majorité municipale a enfin adapté les outils de la Ville, notamment en matière de Logement, pour préserver les intérêts levalloisiens en termes de services et de patrimoine.

 

Les conséquences pour Levallois

Grâce aux initiatives préventives du Maire et de la Majorité municipale, les impacts directs ont été quelque peu amortis.

Les compétences perdues notables sont les Ordures Ménagères (et leur taxe), le PLU et une partie du Logement social. Mais, la Municipalité a pu, ce qui n’a pas été le cas d’autres Villes, maintenir le haut niveau de qualité des services rendus aux Levalloisiens.

Néanmoins, la perte de la dynamique de la fiscalité économique crée un manque-à-gagner, particulièrement injuste pour les Villes, notamment Levallois, qui se sont engagées pour attirer des entreprises, ce qui n’est pas le cas de toutes, loin de là !

Levallois est aussi, une fois encore, fortement pénalisée par la Péréquation, véritable hold-up financier sur les villes dites riches au profit de celles dites pauvres.

Il faut, en effet, savoir que le résultat du nouveau calcul de cette péréquation, mutualisée au niveau du Territoire (POLD), est encore plus défavorable que celui qui était acquitté par chaque commune de POLD avant la réforme !

 

Rester vigilants

Si les impacts de ces nouveaux dispositifs, compliqués et coûteux, sont relativement limités à Levallois, nous le devons aussi aux positions politiques prises, sous l’impulsion de notre Maire, au niveau du Territoire (POLD) et à celui de la Métropole du Grand Paris (MGP).

Au niveau du Territoire (POLD), Patrick Balkany, qui en est le Premier Vice-Président délégué aux Grands Services Urbains (Eau/Assainissement/Éclairage Public/SLT) et les Conseillers de territoire, qui représentent notre ville, ont soutenu le vote d’un Pacte de Gouvernance raisonné avec les 11 communes voisines constituant le Territoire.

Ce pacte limite les transferts de compétences et de ressources pour laisser aux Maires le contrôle de leur gestion en ciblant et limitant les mutualisations. POLD s’est doté en 2017 d’un Projet de Territoire  avec peu d’investissements coûteux, mais, plutôt, des projets astucieux comme, par exemple, l’idée levalloisienne de la création d’un Axe Vert reliant les zones vertes existantes du Territoire.

Au niveau de la Métropole du Grand Paris, les Conseillers siègent par parti et, représentant de Levallois, je suis inscrit au groupe Les Républicains. Sur les grands sujets, un consensus s’établit entre les élus LR et UDI, majoritaires, confrontés aux élus (notamment Parisiens) Verts, PS et FG.

Levallois contribue à ces débats en siégeant dans les commissions et en pesant dans le sens des intérêts des habitants de la petite couronne ouest-parisienne.

En conclusion, élus de la Majorité Municipale de Levallois, siégeant au Territoire (POLD) et à la Métropole du Grand Paris (MGP) nous défendons avec vigueur les intérêts de Levallois et des Levalloisiens, en restant particulièrement vigilants sur l’évaluation des charges et des recettes transférés et en collaborant étroitement avec les communes du Territoire dont fait partie notre ville.

 

Jérôme Karkulowski
Adjoint au Maire délégué à la mise en œuvre de la Réforme territoriale
et à la Simplification administrative.
Conseiller métropolitain.

 

 

 

OPPOSITION MUNICIPALE

 

  • Groupe « Levalloisiens – Renouveau de la Droite et du Centre »

 

A Levallois, toujours la même vieille politique… vivement le renouveau !

 

Pas un jour sans entendre des critiques du Maire envers… tout le monde qui l’entoure ! Rien ne semble trouver grâce à ses yeux si ce n’est sa propre action. C’est toujours le même manichéisme : comme si Patrick Balkany incarnait la perfection, la gestion irréprochable et les autres l’inefficacité et la pusillanimité…

 

Pas un seul Conseil municipal où ses opposants, même quand ils interrogent la gestion municipale et font des propositions pour les Levalloisiens, ne sont moqués, insultés, voire diffamés. Nous avons même fait condamner Patrick Balkany à des dommages et intérêts il y a deux ans.

 

Pas une seule instance, l’Etat, le Président et le gouvernement, mais aussi tous les services publics qui ne soit critiquée. Enfin, concernant les Hauts-de-Seine, l’action de son Président, Patrick Devedjian, et de vos deux Conseillers départementaux, Arnaud de Courson et Frédérique Collet, élus en 2011 et réélus en 2015, est sans cesse déconsidérée.

 

Alors peut-être faut-il rappeler quelques faits. Le Maire ne souhaite pas travailler avec nos conseillers départementaux. Ils n’ont pas été appelés une seule fois en 3 ans pour participer à une réunion sur les sujets, pourtant nombreux, qui impliquent à la fois la ville et le Département. Il existe pourtant un cadre de contractualisation qui permet d’organiser un travail collectif et d’ailleurs le Maire apprécie fort de recevoir les financements départementaux. L’an passé un contrat d’accompagnement des politiques municipales a été signé pour un montant de plus de 4 millions d’euros sur 3 ans et sera reconduit pour la période 2020-2023. Par exemple, tous les investissements dans les logements sociaux sont aidés par le Département et la totalité de l’accompagnement social des personnes les plus démunies de notre commune est financé par le Conseil départemental.

 

Lors du dernier Conseil Municipal, le Maire a été particulièrement virulent contre le Département. Il a du oublier que la moitié des gymnases de la ville sont départementaux et prêtés gracieusement par le Département à la ville ! La moindre des choses serait que les conseillers départementaux puissent participer aux instances dirigeantes du sport à Levallois pour garantir l’efficacité de gestion de ces gymnases. Nous avons proposé nos services : cela est constamment refusé.

 

Monsieur le Maire, cessez vos critiques infondées ! Sortez de cette vieille politique qui consiste toujours à discréditer les autres pour tenter de vous mettre en avant. Osez enfin le pari de l’intelligence collective : nous sommes prêts à travailler ensemble sur des projets précis comme pour le prolongement de la ligne 3 en associant la ville, le territoire, le département et la région. Les propositions existent, il suffit d’accepter d’en discuter et de travailler pour le bien commun de tous les Levalloisiens.

 

Groupe « Levalloisiens – Renouveau de la Droite et du Centre »
Arnaud de Courson, Frédérique Collet, Stéphane Geffrier, Catherine Vaudevire, Rodolphe Dugon et Séverine Lévy.

Permanence : 36, rue Edouard Vaillant à Levallois.
Pour nous contacter : 07 61 77 92 92 ou levalloisiens@gmail.com et surtout www.levalloisiens.fr

 

 

  • Conseillers municipaux PS – EE – LV

 

« Et bien chantez maintenant ! »

Avec le printemps est arrivé à Levallois le temps des préinscriptions pour les activités de la rentrée 2018. Certains mélomanes remarqueront la suppression des cours de composition musicale classique,  de chansons, de musiques de films,…

Stéphane Decreps, adjoint au Maire à la Culture, a invoqué des raisons budgétaires. « La composition n’est pas ce qu’il y a de plus utile » a-t-on dit aux enseignants. Les finances de la ville sont pourtant régulièrement présentées par la majorité municipale dans ce magazine comme parfaitement maîtrisées, à coups de doubles pages savamment illustrées de graphiques.

 

Comment expliquer alors cette fermeture ? Ce ne sont pas quelques grossiers graphiques et quelques schémas fumeux voire malhonnêtes qui pourront masquer la situation catastrophique des finances de la ville : la dette faramineuse de Levallois n’est plus un secret, et ce sont tous les services aux personnes et les loisirs qui en pâtissent.

 

Faire des économies, augmenter certains tarifs, cela pourrait s’entendre si ces décisions étaient justes et équilibrées, résultant d’un projet global soigneusement réfléchi.

 

Ces cours de composition ne comportaient pas moins d’effectifs que les cours d’instruments et ne nécessitaient pas de coût matériel exorbitant (un PC et un logiciel coûtant 400 € par an, utilisés par tous les élèves). Leur suppression s’est donc faite pour d’obscures raisons, sans aucune consultation.

Ces classes étaient rares en France et participaient au rayonnement de notre ville, de son Conservatoire, de la créativité de ses élèves et de leurs professeurs.

Pourtant M. Decreps l’a vociféré au dernier conseil municipal : il assume pleinement cette décision.

 

Une façon de procéder qui n’a rien de nouveau ! Car c’est bien toute la Culture à Levallois qui est moribonde.

Comment oublier la fermeture de la bibliothèque Gabriel Péri en 2015 ? La méthode fut la même : précipitation, absence de communication, arguments bancals. « Vive la dématérialisation ! » nous avait-on dit. M. Decreps va-t-il à présent proposer des cours de composition en ligne via la coquille vide qui sert d’application mobile à la ville ? Ou via son site Internet lent comme de la mélasse en hiver ?

Voilà qui serait le point d’orgue d’une lente érosion : celle de services rabotés, du Sport amateur délaissé, d’une Culture bradée.

 

 

Anne-Eugénie Faure – PS
Dominique Cloarec – EE-LV
www.autrehistoirelevallois.fr