Tribunes
Îlot Deguingand : une décision de justice pénalisante pour tous !
Le 22 janvier dernier, le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a décidé d’annuler la délibération n°062 du 13 avril 2023 par laquelle le Conseil municipal de Levallois avait autorisé la cession du square Deguingand au bailleur social LogiRep.
Alors que l’opposition municipale s’est félicitée de cette décision (certains d’ailleurs par pur opportunisme politique alors qu’ils ne s’étaient jamais intéressés à l’affaire) au seul motif que cela constituait une “défaite” pour la Majorité municipale, les vrais perdants de ce jugement ne sont, en réalité, pas ceux que l’on croit.
Depuis 2017, cet îlot a en effet été clôturé à la demande des locataires de cet ensemble, pour des raisons de sécurité et afin d’éviter le regroupement d’individus extérieurs qui occasionnaient des nuisances et créaient, au dire même des locataires, de l’insécurité. Avec ces grilles ainsi installées et fermées grâce à un système de codes et de Vigik donnés aux seuls locataires, ce square devait donc n’être accessible qu’aux locataires de cet ensemble Deguingand, géré par LogiRep.
Or, dans les faits, cet espace est resté accessible à tous, les contrôles d’accès mis en place en 2017 n’ayant, toujours selon les locataires, jamais fonctionné. Madame la Maire s’est d’ailleurs rendue sur place et a pu constater, avec ses équipes, que les aimants qui auraient dû servir à verrouiller ces grilles, étaient absents, rendant le dispositif de sécurisation totalement inopérant, alors même que des affiches apposées par LogiRep aux deux entrées du square indiquent clairement que l’accès à ce square est “réservé aux résidents”.
C’est bien cette situation hybride et bancale qu’il convenait de corriger en allant au bout de la démarche initiée en 2017 et en rendant LogiRep pleinement propriétaire de cet espace qui, au regard des engagements pris il y a près de 10 ans, devrait être réservé aux locataires de l’îlot et qui ne l’est pas. La situation actuelle pénalise donc à la fois les locataires mais aussi la Ville, puisque nos équipes de la Propreté et des Espaces verts continuent à entretenir un espace qui n’est plus, dans la pratique (et les affiches présentes aux deux entrées le rappellent) un espace public.
Afin d’y remédier, la Ville s’était rapprochée de LogiRep afin de leur permettre d’acquérir ce square à un prix effectivement bien plus bas que la valeur théorique de cette parcelle, estimée par les Domaines.
En effet, considérant que LogiRep est un bailleur social, que cette parcelle n’a aucune valeur réelle en termes de promotion immobilière et que la Ville n’avait pas vocation, à travers cette vente, à réaliser une opération lucrative sur le dos d’un bailleur social et de ses locataires, la Ville et LogiRep s’étaient mises d’accord sur un prix acceptable pour chacune des parties, étant entendu que LogiRep reprendrait à sa charge l’entretien des espaces verts de cet îlot.
C’est ce montant que le Tribunal Administratif a retoqué, faisant ainsi échouer cette vente.
En effet, le Tribunal Administratif a estimé que le fait que “le bien ne soit accessible qu’aux seuls résidents de l’immeuble qui l’entoure, alors qu’il continue d’engendrer un coût d’entretien, ne constitue pas à elle seule un motif d’intérêt général”.
Notre Municipalité conteste naturellement cette interprétation et c’est pour cette raison que nous allons faire appel de cette décision. Nous ne pouvons, en effet, nous satisfaire de la situation actuelle qui ne profite à personne et pénalise tout le monde en laissant, continuellement, des questions sans réponse : qui doit entretenir cet espace qui n’est plus public mais qui, dans les faits, n’est pas non plus totalement privé ? Qui doit ajouter des éclairages au pied des immeubles quand les locataires le demandent ? Pourquoi ces portes et contrôles d’accès installés depuis des années, n’ont jamais fonctionné, laissant l’îlot ouvert aux quatre vents de jour comme de nuit et favorisant ainsi les petits trafics en tous genres, à l’abri des regards mais sous les fenêtres des résidents de l’îlot ?
Nous ne pouvons que regretter cette décision, dont nous ferons appel. En attendant, la situation au sein de l’îlot Deguingand reste figée … et ce n’est une victoire pour personne.
La Majorité Municipale
Tribune non transmise.
Stéphane Chabaille
LA TRAME DU BRUIT
Le secteur Marius Aufan, Danton, Chaptal et PVC est entré dans une période de forte construction avec son lot de nuisances et une nouvelle densification (~300 logements). Jusqu’en 2029 les méga-chantiers, Carré-Champerret, Ecole Anatole France, Hutchinson, Hôpital Franco- Britannique, Fondation Greffhule, Poste Immo et école George Sand, se succéderont. Ces nuisances sonores (mais pas que) accompagneront les élèves malchanceux de Dolto qui ensuite iront au collège Danton puis au lycée Léonard de Vinci. Un raccordement au réseau de froid du collège et du lycée aurait permis de limiter l’exposition au bruit. A défaut, une adresse mail, chantiers@ville-levallois.fr
Pascale FONDEUR – Levallois d’Avenir
Patricia Parisis, la seule candidate citoyenne !
Ancienne juge, décorée de la légion d’honneur. Fidèle à ses convictions, elle place son engagement au service des Levalloisiens. Elle conduira aux prochaines élections municipales une liste citoyenne, une première à Levallois ! Une liste indépendante des partis traditionnels. Une liste sans étiquette politique. Avec détermination, elle portera haut les valeurs humanistes et progressistes. Je suis convaincu par son authenticité et sa vision humaniste pour Levallois. Le vivre-ensemble c’est bien le faire ensemble c’est mieux. Bâtissons un Levallois qui vous ressemble et qui nous rassemble.
Noureddine Gamdou
Président d'Unis Pour Levallois (UPL)
En ce mois de février, je souhaite rendre hommage à Ilan Halimi, enlevé, torturé et assassiné en 2006 parce qu’il était juif. 20 ans plus tard, son nom demeure celui d’un homme tué par la haine antisémite. J’avais huit ans et, comme des millions de Français, ce crime nous a profondément révoltés. Il continue de nous obliger collectivement. La lutte contre l’antisémitisme s’est renforcée, mais cette haine n’appartient pas au passé : nous le voyons chaque jour, elle progresse et menace encore des citoyens et notre société. À Levallois, rendre hommage à Ilan Halimi, c’est refuser l’oubli et la banalisation, et rappeler que la République ne transige jamais avec la haine.
Sacha HALPHEN. Conseiller municipal Renaissance
Tribune non transmise.
Déborah Kopaniak
Penser l’espace comme une opportunité
À Levallois, l’enjeu n’est plus seulement de gérer, mais de savoir anticiper. Dans une ville dense, chaque mètre carré compte. Une part du stationnement en sous-sol reste inoccupée, et plus de 200 000 m² de bureaux sont aujourd’hui vides. Ce constat pose une question simple : comment mieux utiliser ces espaces pour développer de nouvelles activités, s’adapter aux nouveaux usages et, en parallèle, libérer de la place en surface afin de faire respirer la ville ? Être proactif, c’est penser l’espace non comme une contrainte, mais comme une ressource à optimiser au service du cadre de vie et de l’intérêt collectif.
Lies MESSATFA – Levallois d’Avenir
A Levallois, 30% des familles avec enfant sont monoparentales
Cela représente 3 400 familles et dans 80% des cas ce sont les mères qui ont la garde principale. Les pouvoirs publics peinent à prendre la mesure du phénomène. Après une séparation, les mamans solos cumulent souvent les difficultés : Elles perdent en moyenne 20% de leur pouvoir économique. Leur carrière professionnelle peut en pâtir. Cela génère fréquemment des soucis de logement, des manques de temps de respiration, etc. Une véritable politique d’accompagnement est nécessaire avec une reconnaissance et un statut. Concrètement, cela passerait par une facilitation des accès aux places en crèches municipales et au logement.
Baptiste NOUGUIER (Parti Socialiste)
Face au courage iranien, le silence de la majorité
Ce qui se joue aujourd’hui, 9 janvier en Iran dépasse largement ses frontières. Des femmes, des hommes, des jeunes affrontent la répression, la prison, parfois la mort, pour des droits fondamentaux. Ce combat, mérite le respect et la reconnaissance de toutes les démocraties. À Levallois, j’avais proposé un voeu pour mettre à l’honneur le courage du peuple iranien. La majorité municipale l’avait refusé. Non par désaccord de fond je l’espère..., mais par calcul politique. Quand la bassesse de la petite politique prend le pas sur les valeurs universelles, c’est la démocratie locale qui s’appauvrit.
Aurélie TROTIN – Levallois d’Avenir (Référente du MODEM)