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2026 Un Budget rassurant et protecteur

2026 Un Budget prudent et ambitieux 

Le Budget primitif 2026 de la Ville voté par le Conseil municipal lors de sa séance du 17 décembre dernier, restitue les grandes orientations budgétaires pour le prochain exercice. Un budget prudentiel au regard du contexte national instable, mais aussi rassurant et protecteur du pouvoir d’achat des Levalloisiens. Il s’agit également du troisième Budget Vert de la Ville en faveur du climat et de la transition écologique.

  • Budget équilibré en dépenses et en recettes de 290 millions d’euros
  • 213 M€ en fonctionnement, dont 5,4 M€ de coûts relatifs aux mesures comprises au sein du Projet Loi de Finances pour 2026. Ces hypothèses sont prudentielles mais essentielles en cette période d’instabilité budgétaire et gouvernementale au niveau national.
  • 76,6 M€ en investissement dont 47,5M€ soit 62% des dépenses, exclusivement consacrés aux dépenses d’équipement permettant de poursuivre l’entretien, l’embellissement et le développement de la Ville.

 

Le Budget 2026 de la Ville a donc été bâti avec réalisme et vigilance, malgré le contexte national, mais connaîtra inévitablement plusieurs ajustements au premier semestre 2026, quand la France sera dotée d’un nouveau budget.

Depuis 2019, la Ville n’a pas augmenté ses taux de Taxe foncière. Ils restent par ailleurs à un niveau inférieur aux taux constatés pour les villes de taille comparable.

Levallois Budget 2026

En 2026, la Ville prévoit donc environ 47,5 M€ de nouvelles dépenses d’équipement qui se répartissent ainsi :

  • Groupe scolaire Anatole-France : 20,5 M€
  • Entretien et embellissement des bâtiments municipaux : 11,6 M€ dont entretien et embellissement du Centre Aquatique : 513 000 € et aménagement et végétalisation de la cour d’école Françoise-Dolto : 435 000€
  • Aménagement et opérations de voirie et espaces verts (enrobés, plantation d’arbres, rénovation complète de l’éclairage public, réseau…) : 7,3 M€
  • Investissements divers dont sports et numérique : 4,9 M€
  • Subventions surcharge foncière pour la réalisation de logements sociaux : 3,2 M€
Levallois Groupe scolaire Anatole France
Levallois Francoise Dolto 2
centre aquatique
Vegetalisation

En 2025, le coût de la Loi de Finances pour la Ville s’est élevé à 3,2 M€, correspondant à une ponction de l’État effectuée directement sur les ressources fiscales de la commune (Taxes foncières et Taxe d’habitation sur les résidences secondaires). Cette ponction correspond au mécanisme du DILICO, se traduisant par une ponction qui devait être ponctuelle et exceptionnelle à 2025, pesant sur les 450 plus grandes collectivités de France.

 

Une nouvelle version de ce mécanisme confiscatoire pour les Collectivités a été proposée au sein du PLF 2026, avec une volumétrie quasiment doublée du dispositif, passant de 1,2 à 2 milliards.

 

L’estimation de cette nouvelle ponction pesant sur le budget 2026 est estimée à environ 4 M€.

contribution supplementaire

En 2026, la Ville de Levallois a réalisé son troisième Budget Vert, afin de poursuivre l’exercice annuel de mesure de l’impact environnemental de l’action locale sur la base d’une classification méthodique de l’ensemble des dépenses (fonctionnement et investissement).

Les résultats affichent pour la deuxième année consécutive une progression des dépenses favorables au climat, ainsi qu’un retrait des dépenses considérées comme défavorables. En effet, la part des dépenses très favorables évolue de 11% à 16% en 2026 et la proportion des dépenses dites défavorables acte un recul avec un volume de seulement 1% contre 2,4% en 2025.

Progression des dépenses dites «Très favorables»

Ces résultats s’expliquent notamment par la prise en compte au sein du Budget 2026, des travaux du Groupe scolaire Anatole-France pour un montant global inscrit de 20,5 M€, ainsi qu’au nouveau marché relatif aux bus électriques des Abeilles pour environ 1,3 M€/an.

En outre, certains services tels que la Direction des Systèmes d’Information (Informatique) ou le Garage municipal, sont parvenus à réduire en 2026 leur part de dépenses défavorables concernant le carburant (utilisation de véhicules électriques et hybrides) et le matériel informatique.

Levallois BUS LES ABEILLES 004

Le Budget Vert, outil de pilotage

Pour rappel, le Budget Vert est un outil interne de pilotage et de performance dédié au financement de la transition écologique. Son objectif premier est de mesurer l’impact de la Ville en matière d’émission de Gaz à Effet de Serre. La méthodologie utilisée depuis l’origine est celle développée par l’I4CE (l’Institut de l’Économie pour le Climat), association publique d’intérêt général à but non lucratif, fondée par la Caisse des Dépôts et Consignations ainsi que l’AFD (Agence Française de Développement).

Budget 2026

En 2026, la Ville maintient sa trajectoire de désendettement pour la 6e année consécutive avec un encours projeté au 31 décembre 2026 inférieur à 270 M€, tout en prévoyant 47,5 M€ de dépenses d’équipement nécessaires pour les Levalloisiens avec un recours à l’emprunt budgété à hauteur de 20 M€.

 

Malgré la dégradation de la note souveraine française à “A+”, Levallois conserve un profil de crédit intrinsèque solide (AA-).

 

En 2025, l’agence mondiale de notation Fitch a abaissé la note souveraine de la France à A+, principalement liée à l’augmentation de la dette publique. La note de l’État français, correspondant à la note souveraine, s’applique donc par défaut à l’ensemble des collectivités françaises se faisant noter. Néanmoins, Levallois conserve un profil de crédit intrinsèque à AA-, soit un niveau supérieur à celui de l’État.

 

Que signifie concrètement cette notation ?

Le profil de crédit intrinsèque évalue la capacité propre de la ville à honorer ses engagements financiers, indépendamment de la situation nationale. Une note AA- traduit une solvabilité élevée, une gestion financière rigoureuse et des marges de manoeuvre budgétaires solides. Cela permet à Levallois de continuer à emprunter dans de bonnes conditions, avec des taux compétitifs, et de maintenir la confiance des investisseurs. En résumé : malgré un environnement national dégradé, la solidité financière de Levallois demeure reconnue.

Levallois Fitch ratings

Trophée Prêt Social pour la Ville

 

La Ville s’est vue décerner le Trophée Prêt Social de La Banque Postale et la SFIL pour un financement intégralement consacré à l’opération d’extension et de réhabilitation du Groupe Scolaire Anatole-France, pour un projet à la fois éducatif, environnemental et innovant. Le Prix a été remis à Madame le Maire, le 18 novembre dernier, lors du Salon des Maires et des Collectivités.

prix
Levallois Portrait Julie Chouvenc

Julie Chouvenc,

Directrice Générale Adjointe des Services en charge des Finances, des Systèmes d’information et de l’Intercommunalité

 

« Rendre les finances de la Ville plus accessibles »

 

Les finances publiques n’ont jamais été autant au coeur de l’actualité nationale ces dernières années. Une matière souvent complexe mais indispensable au bon fonctionnement des services publics et des collectivités. À Levallois, la Direction des Finances est composée de 13 agents qui oeuvrent dans l’ombre en faveur des Levalloisiens et de leur cadre de vie. Elle est placée sous la Direction de Julie Chouvenc, qui décrypte pour Info Levallois les arcanes d’un Budget communal et son fonctionnement.

Info Levallois : Julie, pouvez-vous nous résumer votre parcours professionnel ?

Julie Chouvenc : Après un BAC+5 en droit et une spécialisation obtenue en Finances publiques et fiscalité, j’ai tout d’abord intégré le milieu du conseil et de l’audit, où j’ai oeuvré durant 6 ans exclusivement aux côtés des acteurs du secteur public (Villes, Départements, Régions, Intercos, Hôpitaux). Après cette première expérience, je souhaitais investir des fonctions davantage opérationnelles, c’est pourquoi j’ai rejoint la Ville de Levallois en 2021.

 

IL : Le Conseil municipal a voté le Budget primitif 2026. Quelles sont justement les principales caractéristiques d’un Budget et quel est son rôle ?

JC : Le vote du Budget primitif est un acte politique fort et majeur pour chaque collectivité et intervenant chaque année. Il permet de prévoir et d’engager les dépenses et recettes à venir, et traduit la trajectoire et les ambitions de la Ville. Il demeure également un réel outil opérationnel de souplesse et de gestion au quotidien, permettant de répondre aux enjeux et urgences des collectivités.

 

IL : Quels sont les grands défis financiers auxquels la Ville de Levallois doit faire face aujourd’hui ?

JC : Sans aucun doute, le contexte économique national et international qui pèse à la fois sur les ménages, les entreprises et les collectivités. Avant 2017, la Ville était soutenue financièrement par l’État avec différentes dotations et participations, soit en moyenne plus de 40 millions d’euros par an jusqu’en 2015. Ce n’est plus le cas aujourd’hui. Au contraire, la situation s’est même lourdement inversée, puisque la Ville est désormais ponctionnée au titre du redressement national des comptes publics et de la péréquation, en moyenne autour de 32M€ par an.

 

IL : L’État doit faire face à un déficit public important. Est-ce possible pour une commune ?

JC : Non, c’est impossible. Les règles comptables et budgétaires qui s’appliquent aux collectivités sont strictes. Des garde-fous instaurés par le législateur interdisent aux collectivités de voter leur budget en déficit. Il doit au contraire être en équilibre. Une collectivité ne peut pas emprunter et s’endetter pour rembourser sa dette existante ou financer ses charges de personnel, au contraire de l’État. C’est notamment ce qui explique le grand écart de niveau d’endettement entre les administrations publiques locales et l’État.

 

IL : À quoi correspond la dette pour une commune ? De quoi est-elle constituée ?

JC : La dette correspond à la somme des emprunts souscrits par la Ville. À Levallois, la dette est un peu plus élevée que la moyenne, mais le niveau de ses ressources également, ce qui permet de la supporter sans risque. La dette à Levallois est saine, strictement pilotée et encadrée, et poursuivra sa baisse progressive au fil des années. La Chambre Régionale des Comptes l’a souligné lors de son audit : aucun produit structuré ne figure au sein de l’encours et l’intégralité des financements repose sur les indexations les plus simples du marché. Sans le recours à l’emprunt, le niveau d’équipement et de service public actuellement offert serait nettement inférieur.

 

IL : Comment sont financées les prestations et activités proposées par la Ville aux Levalloisiens ?

JC : Chaque année, ces prestations et activités génèrent une recette d’environ 11 millions d’euros, soit moins de 4% du budget total. Un montant qui ne suffit pas à financer en totalité leur coût réel. Par exemple, la restauration scolaire représente chaque année pour la Ville un coût global d’environ 7 millions d’euros, tandis que la participation des familles est calculée au Quotient Familial. Au sein des crèches, le coût dépasse annuellement les 2 millions d’euros. Sans compter le coût de la masse salariale de l’ensemble des agents oeuvrant au sein de ces divers secteurs, dont certains nécessitent un encadrement réglementaire, comme pour les Centres de loisirs ou les crèches. La Ville assume donc une grande majorité du coût des prestations municipales, en appliquant une tarification particulièrement modérée pour les familles levalloisiennes.

 

IL : Pourquoi certains contribuables levalloisiens constatent une augmentation du montant de leur taxe locale alors que la Ville n’a pas augmenté ses taux ?

JC : Depuis 1981, le Code Général des Impôts prévoit l’application du coefficient national de revalorisation forfaitaire sur les bases fiscales, c’est-à-dire sur la valeur locative de chaque logement. Depuis 2018, ce coefficient correspond chaque année au niveau de l’inflation constatée le 30 novembre de l’année précédente, ce qui explique l’augmentation des impôts locaux payés par les Levalloisiens, car la valeur locative augmente chaque année. En revanche, les taux d’imposition (Taxe foncière bâti, non bâti et Taxe d’habitation sur les résidences secondaires) votés par la Ville, sont inchangés depuis 2020.

Petite précision importante : l’augmentation mécanique du taux de Taxe foncière, passé de 15,85% à 22,93% en 2021, est d’origine purement légale. C’est en effet une décision de l’État, dans le cadre de la réforme de la suppression de la Taxe d’habitation sur les résidences principales voulue par le Gouvernement en 2018. Pour compenser cette perte de recettes pour les communes, l’État a transféré la part départementale de Taxe foncière bâti aux Villes. Le taux départemental de Taxe foncière qui était de 7,08% à l’époque, est venu s’ajouter au taux communal de 15,85%, donnant ainsi un nouveau taux communal de 22,93% que la Ville a été tenue de voter et d’appliquer à compter de 2021.

Levallois Direction des Finances
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