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Compte-rendu du 6 février 2018

Pictogramme pour ouverture d'une page dans une nouvelle fenêtre Compte-rendu du 6 février 2018 – Version imprimable (nouvelle fenêtre – pdf – 225 ko)

 

Pierre CHASSAT, propose aux membres nouvellement élus de faire un tour de table afin de se présenter et de faire part aux membres du Conseil de leurs préoccupations principales et des thèmes qu’ils veulent voir développer au cours des prochaines réunions.

S’appuyant sur les mails de certains membres, le débat se focalise sur les questions d’urbanisme qui seront développées au cours de la prochaine réunion par les responsables de ces questions au sein de la Ville.

 

 D’autres questions plus précises sont posées 

 

 

1 – Les piétons sont gênés par l’emprise des tables du bistrot « Le Barfood » au 46 rue de Villiers.

Il est rappelé que l’occupation de l’espace public par les cafés ou restaurants pour leurs terrasses fait l’objet d’une autorisation écrite qui doit être affichée sur la vitre de l’établissement. Les autorisations tiennent bien entendu compte de la largeur du trottoir et doivent permettre le passage des personnes à mobilité réduite (PMR) et aux parents avec leurs poussettes. Le passage minimum est de 1,20m. Dans le cas du bar en question la Police municipale est passée le lendemain de la réunion et a constaté qu’effectivement les responsables de l’établissement ne respectaient pas l’autorisation qui leur avait été accordée et les tables ont été remises en place comme elles devaient l’être. D’une manière générale, si vous constatez des situations de ce type, il ne faut pas hésiter à le signaler à la Police municipale. En 2017, 315 contrôles de terrasses ont été opérés par la Police municipale.

 

2 – Le piéton est mis en danger y compris sur les trottoirs face aux multiples engins conduits par des adultes mais aussi des enfants qui circulent sur les trottoirs et les espaces piétonniers (motos, scooters, bicyclettes, trottinettes engins électriques… ) La ville de Londres a pris des arrêtés interdisant les engins électriques divers sur les trottoirs. Que peut-on faire pour interdire ces agissements extrêmement dangereux ?

Les utilisateurs d’engins à roues, sans moteur, sont assimilés à des piétons et doivent respecter la réglementation appropriée. Les engins à roues, avec moteur, ne dépassant pas la vitesse d’une marche normale (approximativement 6 km/h) sont tolérés, en général, sur les trottoirs. Les règles de vigilance et de prudence doivent être adoptées et les utilisateurs ne doivent pas mettre en danger les piétons.
(art R412-34 du code de la route et R 412-43 du même code). Le non-respect de la réglementation expose son auteur à une amende de 1ère Classe (de 4 à 7 €). Si à Levallois aucun arrêté n’a été pris, les agents de la Police municipale et les ASVP ont en revanche pour consigne de rappeler à l’ordre les personnes en infractions, sous réserve qu’ils soient pris en flagrant délit.

 

3 – La tolérance de stationnement nocturne a tendance à se prolonger la journée particulièrement rues Barbès, Chaptal et Louis-Rouquier. Cela entrave la circulation des camions poubelles quand on rentre chez soi le soir. De même pour le stationnement en double file rue Aristide-Briand entre la Mairie et la rue de Villiers.

Afin que le stationnement ne soit plus une tolérance mais un droit, de plus en plus de rues sont mises en stationnement bilatéral. Pour essayer d’éviter de se retrouver derrière un camion poubelle, la Ville a mis en place une application sur la page « Levallois & moi » accessible sur les smartphones. Cela permet de visualiser la position des camions bennes.
Nous rappelons que le choix de faire circuler les camions bennes le soir (à partir de 18h30 pour ne pas terminer la tournée trop tard) a été fait il y a de nombreuses années car le matin les gens sont pressés de partir au travail, ont des rendez-vous à honorer ou doivent emmener les enfants à la crèche ou à l’école. De plus, la collecte créait des nuisances (réveils trop matinaux) quand elle est commencée trop tôt. On a estimé que le soir les contraintes de retour à la maison étaient moins contraignantes et moins nombreuses.

 

4 – Problèmes de la rue Jacques-Ibert : embouteillages dus aux expositions de l’espace Champerret et aux véhicules en double file (parents qui déposent et viennent chercher leurs enfants entre les rues Gabriel-Péri et Président Wilson). 

En ce qui concerne les expositions, le centre étant sur Paris 17ème, la Police municipale ne peut pas intervenir. Nous avons fait de nombreuses réunions avec les responsables de la Police nationale du 17ème mais malheureusement l’espace d’exposition n’est pas du tout adapté et les infrastructures de livraison sont sous-dimensionnées et mal conçues (descente par des monte-charges régulièrement en panne etc…).
Quant à l’école, elle est aussi sur le 17ème arrondissement. La PM ne pourrait verbaliser que les véhicules stationnés sur la moitié de voie Levalloisienne. Or elles le sont surtout du côté parisien devant le complexe sportif qui est sur le 17ème. Il est à noter que d’autres établissements scolaires à Levallois font souvent l’objet des mêmes nuisances malgré les règles du plan Vigipirate, régulièrement rappelées aux parents par Madame Isabelle Balkany

 

5 – Rue de Villiers : La circulation y est souvent difficile et ce toute la journée mais particulièrement le matin et le soir en raison des livraisons, de la circulation des autobus, et du terminus RATP, de la DCRI, et future clinique. Étant donné qu’il y a assez peu de places de stationnement ne pourrait-on pas tout simplement supprimer le stationnement côté Levallois en sachant qu’il y en a du côté Neuilly ?

Concernant le terminus RATP, Madame Sophie Deschiens, Adjoint au Maire délégué à la Voirie, aux Espaces Verts, à l’Environnement et aux Bâtiments municipaux, Conseiller territorial de Paris Ouest La Défense, Conseiller régional d’Île-de-France a annoncé récemment que dans le cadre de la mise en service, prévue en fin d’année, du prolongement du tramway entre la Porte de la Chapelle et la Porte d’Asnières, les lignes 174 et 274 allaient fusionner et que de ce fait ce terminus rue de Villiers n’aurait plus raison d’être ; il sera transformé en simple arrêt. Cela devrait permettre de fluidifier la circulation.
Concernant la future clinique qui se trouve sur Neuilly sur Seine et surtout l’entrée du parking et des urgences qui sont sur le Boulevard Victor-Hugo, nous avons rencontré les responsables de l’association des riverains mais nous n’avons aucune certitude sur les nuisances potentielles de cette clinique en sachant que nous avons dans la même rue l’Institut Hospitalier Franco-Britannique et l’hôpital du Perpétuel Secours et que ce ne sont pas ces établissements qui créent les principales nuisances de circulation. La proposition de supprimer le stationnement parait compliquée dans la mesure où il y a des immeubles d’habitation qui n’ont pas de parking en sous-sol.

 

6 – Le terminus RATP sur cette rue est très nuisible avec souvent 3 autobus sur la voie de circulation en attente et qui laissent leurs moteurs tourner quelle que soit l’heure de la nuit ou de la journée. Quant au 93 la fréquence est très faible en particulier le dimanche (nouveau service).
Pour le terminus, comme indiqué ci-dessus, ne restera plus rue de Villiers. L’emplacement actuel deviendra un arrêt ordinaire. Quant à la fréquence du 93, c’est la RATP qui gère son trafic et la fréquence de ses bus.
Il est important de rappeler que cela faisait des années que nous attendions ce renforcement du trafic du 93, à savoir d’une part la création d’un service de soirée jusqu’à 22h30 et d’autre part la création d’un service le dimanche, jusqu’à 22h30 également. Ce n’est que grâce aux démarches incessantes du Maire et des élus concernés que nous l’avons obtenu. Concernant les fréquences en journée, elles sont en semaine de 8 à 15mn, le samedi de 13 à 20 mn et le dimanche de 14 à 20mn ; les fréquences en soirée sont du lundi au samedi de 15mn et le dimanche de 20mn.Ces fréquences sont dans la norme des bus RATP.
Ce renforcement a été obtenu dans le cadre du Grand Paris des Bus initié par la Présidente de Région et dont l’objet est d’améliorer l’offre en transport et de mieux desservir la banlieue. Sans ce programme majeur, nous n’aurions jamais obtenu ce renforcement qui représente un effort financier annuel de 1,2 million €.

 

7 – Concernant les commerces, les commerces tradi-tionnels tendent à disparaitre. Il y a de plus en plus de boutiques vides depuis plusieurs mois. En revanche, on constate la création d’officines de massages. De plus, beaucoup de magasins et de cafés sont maintenant fermés le week-end rendant le quartier sans vie. Tout est fermé entre la rue de Villiers et la rue Anatole-France.

La ville connaît l’une des densités commerciales les plus fortes du département avec un nombre d’enseignes exceptionnel au regard de sa superficie. Selon la Chambre des Métiers et de l’Artisanat (on parle bien ici de commerce traditionnel), ce sont plus de 930 artisans qui exercent leur activité à Levallois. L’année dernière cela représentait une hausse de +7 %. Et c’est une hausse de +30% depuis 2010 (source CMA 92). Il est aussi intéressant de se comparer : Levallois dénombre 143 enseignes artisanales pour 10 000 habitants, quand la moyenne des communes des Hauts-de-Seine en compte 131 et la moyenne du territoire POLD en compte 129.
Il est important d’intégrer que les commerces vacants que vous voyez ne restent pas très longtemps vides, car Levallois reste une ville attractive sur le plan commercial. Si vous voyez des locaux commerciaux qui, comme vous le soulignez sont vacants depuis plusieurs années, n’hésitez pas à nous les signaler pour que nous puissions éventuellement en analyser les causes.
Quant à la qualité des reprises, on constate en réalité qu’elles sont assez diverses.
Les fermetures en week-end se posent principalement le dimanche. L’essentiel des commerces de bouche reste néanmoins ouvert le dimanche matin. Par ailleurs, entre la rue de Villiers et la rue Anatole-France il existe de nombreuses entreprises qui rendent effectivement moins vivant le quartier le week-end et cet état de fait est le fruit des choix des propriétaires pour rentabiliser leurs commerces.
Au sujet de l’animation commerciale, il est certain qu’une zone qui n’est pas en centre-ville ne peut pas bénéficier du même dynamisme commercial que le centre. Le marché Henri-Barbusse ou So Ouest sont des locomotives qui ne peuvent naturellement pas exister dans tous les quartiers de la ville. Rappelons tout de même que la ville ne fait que 2,5 km2. Il est aisé de se rendre en tous points de Levallois en quelques minutes à pied ou en vélo (et tout particulièrement le cœur commerçant).

 

 

8 – Les navettes Abeilles : avec la fermeture de la crèche Louise-Michel, rue Vergniaud, l’arrêt dans cette rue ne se justifie plus et il serait plus utile qu’elle emprunte la rue de Villiers.
Les Abeilles desservent gratuitement tous les jours, y compris le dimanche, la plupart des quartiers de la ville. Le choix d’emprunter la rue Vergniaud, permet d’éviter le carrefour Bineau et de rattraper la rue Danton, sans empiéter sur les lignes RATP et en évitant d’engorger la rue de Villiers. Ce choix date de la création des bus Abeilles et est indépendant de la crèche Louise-Michel.

 

9 – Le tennis est un « parent pauvre » avec des locaux à Louison Bobet inadaptés, des sanitaires en travaux depuis fort longtemps et une salle de prière à proximité qui crée de longs attroupements le vendredi après-midi.
Parler de « parents pauvres » et de locaux inadaptés pour les tennis est très surprenant dans la mesure où les installations font l’objet de visites régulières des responsables de la Fédération Française de Tennis pour montrer ces installations comme un exemple de ce qui peut être fait en milieu urbain. Ce complexe a été bâti sur le modèle des installations couvertes de Roland-Garros. De plus, compte-tenu de sa qualité, l’établissement a déjà accueilli des compétions nationales et des championnats de France.
Concernant les sanitaires ; les sanitaires du tennis sont en parfait état et ouverts en permanence. La question doit concerner ceux du bâtiment dédié aux espaces extérieurs (Football et Athlétisme).
Pour mémoire, ce bâtiment dispose de :

  • 2 sanitaires hommes et femmes directement accessibles depuis les terrains de sports et qui sont en parfait état.
  • 2 blocs sanitaires enfants (hommes et femmes) : avec cabines individuelles, stèles d’urinoirs
  • 2 blocs sanitaires adultes (hommes et femmes) : avec cabines individuelles, stèles d’urinoirs

L’ouverture de tous ces locaux est lié à la fréquentation des sportifs (inutile de tout mettre à disposition), et à leur nettoyage et peuvent donc aussi être ouverts sur demande et suivant les effectifs présents sur le site.
2 sanitaires individuels sont en effet actuellement
condamnés suite à des infiltrations dans une cloison ayant nécessité des investigations et une intervention technique lourde. Le chiffrage de remise en état est en cours permettant une réparation et donc une réouverture d’ici fin avril.

 

10 – Pour les invitations des séniors en fin d’année, plusieurs personnes ont signalé ne pas avoir pu avoir de place. Pourquoi ne passe-t-on pas l’âge des séniors de 60 à 65 ans ?
Si l’on passait l’âge des séniors susceptibles de participer aux sorties de Noël de 60 à 65 ans cela ne changerait pas significativement le nombre de participants et surtout le nombre de personnes qui restent sans pouvoir participer. L’an dernier sur 6227 inscriptions, il n’y avait 827 personnes de moins de 65 ans.
Il est à noter que souvent les gens demandent une sortie qui est complète ou un jour précis alors que d’autres dates ou d’autres spectacles sont encore disponibles et leurs sont proposés. Les spectacles sont réservés presque un an à l’avance et la capacité d’adaptation est très limitée. Les spectacles étant souvent reconduits d’une année sur l’autre, cela permet aux personnes n’ayant pu s’y inscrire, d’y assister l’année suivante. Pour information, bien qu’il y ait eu des listes d’attente certains spectacles n’étaient pas complets car les horaires ou les jours ou le type de spectacle ne convenait pas aux personnes en liste d’attente.
Sachez quand même que nous arrivons à satisfaire plus de 30% des personnes en liste d’attente du fait d’annulations de dernière minute. Nous essayons que les autres personnes en liste d’attente soient prioritaires les années suivantes.

 

11 – Le système par internet de réservations pour les spectacles du conservatoire fait apparaitre pour bon nombre d’événements qu’il n’y a plus de places même en se connectant à l’ouverture.
La billetterie pour les spectacles culturels est ouverte, en règle générale, le 1er lundi de septembre. Les publics peuvent réserver en ligne ou dans les points de vente (Conservatoire, Levallois Découvertes, L’Escale).
Effectivement, il y a une forte activité dès le premier jour de cette mise en vente, notamment pour les spectacles avec les têtes d’affiche. Mais ce phénomène est vrai dans toutes les villes y compris dans les plus grandes salles pour les spectacles avec des têtes d’affiche. Parfois, en raison d’un très grand nombre de connexions sur le site, des délais d’attente sont constatés pour les réservations de billets (le billet réservé n’est décompté que lorsque le paiement a été effectué).
Nous regrettons bien sûr cet état de fait, mais la Salle Ravel ne disposant que de 400 places environ (la jauge variant en fonction de la nature des spectacles), il y a en effet des Levalloisiens qui ne peuvent obtenir satisfaction.
Toutefois, 40 places sont remises en vente pour certains spectacles de têtes d’affiches un mois environ avant la date de programmation (les spectacles concernés sont communiqués en début de saison avec les dates de remise en vente – information visible toute l’année dans le hall du Conservatoire). Nous invitons donc les publics n’ayant pu bénéficier de places à se connecter sur le site de la billetterie ou à se présenter dans l’un de nos points de vente à ces dates pour l’un des spectacles qui les intéresse et qui est concerné par cette opération.
Nous tenons, à ce sujet, à préciser que cette remise en vente de places est exceptionnelle pour une salle de spectacles telle que la Salle Ravel, mais depuis trois ans, il nous semble important de pouvoir satisfaire les personnes qui n’ont pu obtenir de places lors de l’ouverture de la billetterie ou les retardataires. La conclusion est que la qualité de la programmation fait que la Salle Ravel est surtout victime de son succès.

 

12 – Pourrait-on faire un test sur le quartier Général Leclerc avec un deuxième passage des bennes pour le ramassage des containers bleu le samedi soir à la place du ramassage des poubelles marron le mardi soir ?
Concernant la collecte, il est difficile de supprimer un jour de ramassage des ordures ménagères car s’il est exact que les immeubles récents disposent de locaux adaptés permettant de disposer de plusieurs bacs d’ordures ménagères et ainsi de stocker les déchets 48 heures, tel n’est pas le cas des immeubles anciens qui sont nombreux dans le quartier. Ceux-ci ne disposent pas de locaux et stockent leurs bacs dans leur courette. De plus en termes d’hygiène, la priorité de la Ville est d’évacuer les ordures ménagères et de limiter au maximum tout ce qui peut attirer « nos amis » les rats.
Il convient donc de demander à votre syndic de se rapprocher du service collecte afin que les responsables du service puisse visiter le local de l’immeuble pour étudier si l’on peut, soit diminuer le nombre de containers marron soit remplacer les bacs bleus par des bacs de plus grande contenance. C’est une démarche que les services font très régulièrement lorsqu’ils ont ce type de demandes. Ils essayent de faire du sur-mesure.

 

 

13 – Toujours un gros problème avec le « U Express » au 90 rue Anatole-France qui sort ses containers toute la journée et les met sur le trottoir très étroit ou n’importe où sur la rue et les sort en dehors des heures de sortie des containers.
Un rappel à la réglementation a été effectué par la Police municipale auprès du gérant du magasin

 

14 – Que fait-on pour les punaises de lit ? Envisage-t-on une campagne d’information. Avec le développement du tourisme et des locations Rbnb on peut craindre une prolifération de ces nuisibles dans Levallois.
Si ce phénomène se développe, nous prévoirons de faire une campagne d’annonces sur les journaux électroniques qui sont répartis sur la Ville ainsi qu’ article dans l’Info Levallois.

 

15 – De plus en plus de personnes étrangères fouillent dans les poubelles. En dehors du fait que cela salit le domaine public, le fait qu’ils soient étrangers est très inquiétant par rapport à l’évolution constante des usurpations d’identité. N’importe quelle personne peut tomber sur des documents administratifs permettant d’ouvrir des comptes en banque, de falsifier les informations bancaires, de faire des faux papiers… Pour ces raisons la lutte contre ces personnes devrait être faite beaucoup plus sérieusement et intensivement par les différentes polices.
Des consignes ont été redonnées aux policiers municipaux pour rappeler à l’ordre ces personnes. Éventuellement une campagne de communication sera faite dans les médias de la Ville.

 

16 – Quand-est-ce que la Ville va se décider à sanctionner les pollueurs (chiens mégots…) ?
La verbalisation ne peut avoir lieu qu’en cas de flagrant délit. En revanche, la Police dispose des textes qui leur permettent de verbaliser ce genre d’infractions mais les incivilités ne sont en générale pas faites sous les yeux d’un représentant de la Police.

 

17 – Il faut protéger les piétons en interdisant tout ce qui est sur les trottoirs et qui devrait être interdit (adultes en trottinettes, 2 roues qui prennent les trottoirs souvent à contre sens, rollers, bicyclettes, moyens de transports électriques, occupation des trottoirs par les cafés…)
Cela rejoint la réponse apportée à la question n°2

 

18 – Pour accompagner l’attractivité des entreprises et des salariés sur Levallois envisagez-vous de créer des espaces de « co-working » sur Levallois – payant à tarif préférentiel pour les résidents levalloisiens ?
La création d’un espace de « co-working » a été étudiée de manière très avancée sur Levallois il y a deux ans, et rejoignait l’esprit exprimé dans la question quant aux pratiques tarifaires.
Un local, pratiquement en centre-ville, était d’ailleurs précisément visé pour créer cet espace, sous la gestion du service municipal du Développement économique.
Une analyse concurrentielle a été réalisée et un business model développé. Des études, menées pendant pratiquement 6 mois sur ce dossier, ont mis en évidence plusieurs freins ne permettant pas de proposer une offre attractive :

  1. La taille du site
    La structure doit être suffisamment grande pour accueillir les « co-workers » en postes libres, intégrer des salles de réunions, des espaces de vie commune et des bureaux fermés (au-moins pour l’équipe de gestion). Cela a naturellement un coût et il faut avoir la disponibilité immobilière. Un petit site est presque impossible à équilibrer dans ce schéma (même avec une équipe de gestion municipale).
  2. La localisation du site
    Directement accessible en transports en commun (impact sur les coûts, disponibilité immobilière…).
  3. Le prix concurrentiel
    Le schéma tarifaire doit s’adapter à la concurrence (même indirecte) malgré des coûts de gestion lourds.
    Sachant que les contraintes du site peuvent impacter directement l’équilibre de la structure, mais aussi que la réduction tarifaire aux Levalloisiens (cible principale) nuit à l’atteinte de l’équilibre.
  4. Les coûts de gestion à équilibrer
    La qualité d’aménagement (élément nécessaire pour un site dynamique, attractif et concurrentiel), les accès diversifiés à la carte ont un coût (bureaux fermés, horaires d’accès, salles de réunion, …), l’animation (impérative pour se différencier des centres d’affaires).
  5. L’action publique dans le domaine privé
    Aujourd’hui ces initiatives émanent essentiellement du privé. Deskéo par exemple, parmi les derniers centres d’affaires sur Levallois. Le dernier s’appelle « Morning Levallois » et pratiquent des prix relativement faibles face aux concurrents directs sur Levallois. Ce dernier a par exemple envisagé cette initiative. Notre action en la matière est donc dépourvue de sens puisque la carence du secteur privé n’est plus démontrée.
    Néanmoins, le développement de tiers lieux professionnels reste une piste d’action territoriale en matière de développement économique. Ces initiatives sont d’ailleurs à l’étude désormais de notre territoire Paris Ouest La Défense (POLD) qui a vocation à prendre la main sur ce sujet.
    À noter que sur Levallois il existe six centres d’affaires avec : Agefid, Intencity, Morning Levallois, Deskeo, Regus et Buro Club.

 

19 –  Les grands groupes quittent la petite couronne. Levallois devrait se recentrer sur les PME, village Start Up.
Les grands groupes quittent peut-être la petite couronne (source ?) mais ils ne quittent en tout cas pas Levallois.
Notre taux de vacances a d’ailleurs baissé de 4% sur la l’année 2017, qui a été, selon les commercialisateurs, l’une des trois meilleures années en termes de commercialisation sur les dix dernières années avec 87 000m2 commercialisés entre janvier et septembre 2017.
Concernant les PME, il s’agit déjà du coeur du parc immobilier disponible sur Levallois. En effet, sur plus de
10 000 établissements sur Levallois seulement 2% comptent plus de 50 salariés selon les derniers chiffres de l’Insee. Il n’y a pour autant pas lieu de ne plus diriger d’action à leur égard. À titre d’exemple, L’Oréal est devenu avec la BNP l’un des principaux employeurs de la Ville. Cela participe directement à notre attractivité et à la vie commerçante locale. Mais soyez rassurés ; il n’y a presque plus de grandes surfaces (plus de 5 000 m2) actuellement disponibles dans les 12 mois à venir sur Levallois (source JLL).

Au sujet du village Start Up, il semble se rapprocher de l’espace de co-working ou d’une pépinière comme précédemment évoqué. Il ne faut pas oublier que ce segment d’entreprises (jeunes pousses principalement dans l’informatique) bénéficie déjà de nombreuses attentions immobilières avec l’accès à une offre pléthorique de tiers lieux spécialisés sur Paris plus particulièrement. Leur développement, parfois exponentiel quand le projet se développe, repose sur la recherche de bureaux à très bas coûts et à géométrie variable pour permettre leur extension. Mais si de tels locaux peuvent intéresser les entrepreneurs, ils ne permettront en aucun cas aux Levalloisiens d’y trouver un emploi, car ce secteur est en forte tension, les employeurs (déjà nombreux dans ce domaine à Levallois) peinent à trouver des candidats et sont contraints d’aller les chercher sur d’autres bassins voir même à l’étranger.

 

20 – Immobilier et urbanisme : De nombreuses questions concernant l’immobilier et l’urbanisme qui justifient que ce soit le thème principal de la prochaine réunion avec les responsable de l’urbanisme sur la ville et le Maire.
Parmi les questions qui ont été posées

  • Pourquoi au coin des rues de Villiers et Aristide-Briand, l’immeuble où sont situées les Éditions Lefèvre, l’immeuble de bureaux fait 7 étages alors que l’immeuble d’habitation n’en fait que 6.
  • Au coin des rues Marius-Aufan et Aristide-Briand pas de prise en compte du réalignement pour élargir les rues.
  • La zone autour de la rue de Villiers ne semble pas profiter d’autant de création d’espaces verts que les autres quartiers de la Ville.
  • Est-il envisagé une réhabilitation de la tour d’habitation au-dessus du Palais des sports Gabriel-Péri ? Est-elle prévue ? Envisagez-vous une consultation publique sur différents projets ?
  • Pourquoi utilise-t-on toujours les mêmes architectes ? Qui choisit les architectes et la nature des programmes immobiliers ?
  • Qui décide de la hauteur d’un immeuble ?
  • Pouvez-vous nous parler du projet à la place du restaurant le Mandalay ? Est-ce que cela va encore être un immeuble de 10 étages qui va nous cacher notre soleil quand on prend un café à la terrasse d’un bistrot ? Quand on a acheté on nous a vendu le côté « esprit village » de Levallois. Avec ces grands immeubles cela ne ressemble plus du tout à un petit village.

 

Le tour de table étant terminé la séance est levée à 20h45. La date de la prochaine réunion initialement fixée au 22 mars a été déplacée à la date du 10 avril en présence de Monsieur le Maire.