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Tribunes

Majorité municipale

Chère Levalloisiennes, Chers Levalloisiens,

Le périscolaire est au centre de l’actualité ces dernières semaines, après la révélation des scandales parisiens, et le signalement de deux cas à Levallois qui ont conduit la Ville à prendre des mesures immédiates de suspension conservatoire dès qu'elle en a été informée.

 

Devant la gravité du sujet et la préoccupation majeure des familles Levalloisiennes, nous avons décidé d’organiser une grande réunion publique consacrée au périscolaire, afin d’échanger avec l’ensemble des parents, légitimement inquiets devant la gravité des faits évoqués, et préoccupés à juste titre du bien-être et de la sécurité de leurs enfants au sein des structures périscolaires.

 

Cette réunion publique, nous l’avons initiée pour deux raisons : d’une part, écouter les parents, premiers éducateurs de leurs enfants et légitimement inquiets ; d’autres part, afin de les informer des procédures mises en place à Levallois, à la fois au niveau du fonctionnement quotidien, mais également dans le cas de la gestion de crises comme celle que nous avons affrontée. Il faut évidemment informer les parents de la manière la plus transparente qui soit, tout en conservant une certaine confidentialité exigée dans le cadre des enquêtes préliminaires.

 

Lors cette réunion publique, nous avons souhaité rassembler toutes les parties prenantes : les parents, qui ont répondu présents en grand nombre, sans compter tous ceux qui ont suivi la réunion en ligne, mais aussi Madame l’Inspectrice de la Direction académique, car le sujet va au-delà du périscolaire et concerne également du temps scolaire.

 

Une pédopsychiatre était également présente, forte de son expérience de la parole de l'enfant et de sa psychologie, ce qui a permis de répondre à bien des questionnements des parents.

 

Enfin, Madame le Maire a voulu que chaque direction de nos Centres de loisirs soit représentée, afin qu'aucun amalgame ne subsiste envers les animateurs qui, dans leur immense majorité, exercent leur métier avec passion et professionnalisme.

 

Cependant, plusieurs enseignements doivent être tirés de cette réunion publique.

 

La première concerne la communication de la Ville et des parents. Ces derniers souhaitent être davantage impliqués dans l’organisation du temps périscolaire de leurs enfants, notamment à travers le renforcement de la communication, mais également le cursus des animateurs, sans oublier les différentes activités au sein du centre et lors des sorties.

 

La seconde concerne les parents eux-mêmes. La Ville sollicite leur collaboration étroite avec les équipes d'animation, notamment pour signaler tout comportement ou situation qui semblerait inappropriée dont ils ont eu connaissance, ou tout changement de comportement de leur enfant non explicable. L'objectif est de créer une véritable coordination entre professionnels et parents, afin de bâtir une relation de confiance, et que la remontée rapide d'information permette à la Municipalité de prendre les mesures nécessaires immédiatement, sans pour autant bien évidemment, céder à une psychose qui n'a pas lieu d'être.

 

Fait notable enfin, illustrant cette préoccupation, Levallois a été la première ville des Hauts-de-Seine à organiser une telle réunion publique en toute transparence. Car c’est la sécurité de nos enfants qui est en jeu, et nous sommes convaincus que c’est en fluidifiant la communication que nous pourrons garantir à nos enfants un accueil périscolaire sécurisé.

 

Cette réunion s'est par ailleurs déroulée avec respect et sérénité entre les différents interlocuteurs, avec une qualité d'échanges, qui on l'espère, a permis de rassurer l'ensemble des parents sur la qualité de l'accueil périscolaire à Levallois.

 

Comme prévu, la Ville informera les familles concernées avant l’été des mesures concrètes qui seront prises et leur calendrier de mise en oeuvre afin de garantir le bien-être et la sécurité des jeunes Levalloisiens.

 

La Majorité Municipale

Opposition municipale

La densification n’est pas une fatalité

Pendant la campagne municipale, nous avions pris un engagement simple et clair : stopper la densification qui étouffe Levallois et redonner de l’air à notre ville.

Cet engagement répondait à une attente profonde de nombreux habitants. Car à Levallois, chacun le voit bien, le sujet n’est plus théorique. Quand on construit davantage sans créer en proportion les équipements, les espaces verts et les services nécessaires, ce sont les conditions de vie qui se dégradent peu à peu. Depuis son élection, la municipalité reconduite avait l’occasion d’envoyer un signal de rééquilibrage. Elle a fait l’inverse. Sur des emprises aussi stratégiques que Hutchinson ou George Sand, la logique reste celle d’une ville que l’on continue de saturer, alors même que beaucoup de Levalloisiens demandent surtout qu’on la soulage. À George Sand, il est prévu de reconstruire encore, en grande partie pour des bureaux, dans une commune qui n’en manque déjà pas. À Hutchinson, la densification se poursuit là où nous aurions dû saisir une des dernières occasions de desserrer l’étau. L’enjeu n’est pas de s’opposer à tout projet. Il est de reconnaître qu’à un certain niveau de saturation urbaine, chaque mètre carré compte. Chaque nouvelle opération a des conséquences très concrètes : davantage de circulation, davantage de pression sur l’espace public, davantage de bruit, davantage de difficultés pour se garer, inscrire son enfant à une activité, accéder à des équipements de qualité ou simplement profiter d’un cadre de vie apaisé.

Cette fuite en avant est d’autant moins compréhensible que nous savons déjà ce qui nous attend. Les épisodes de fortes chaleurs se multiplient. Dans une ville aussi minérale et aussi dense que la nôtre, cela signifie plus d’inconfort, plus de surchauffe dans les logements, plus de fatigue pour les plus fragiles, plus de pression sur l’espace public et moins de possibilités de trouver des îlots de fraîcheur. Continuer à bétonner quand il faudrait désimperméabiliser, ombrager, végétaliser et libérer de l’espace relève moins d’une vision d’avenir que d’un entêtement d’un autre temps. On nous expliquera sans doute que l’on compense avec quelques plantations, quelques aménagements et quelques effets d’annonce. Mais chacun comprend bien qu’un arbre de plus ne corrige pas une mauvaise logique d’ensemble. À Levallois, la question n’est plus seulement de verdir à la marge. Elle est de savoir si nous voulons encore ajouter de la densité à la densité, ou si nous décidons enfin de préserver les dernières emprises utiles pour créer de l’air, de la fraîcheur et de meilleurs équilibres urbains. Faire respirer la ville, ce n’est pas un slogan. C’est une ligne de conduite. Cela suppose de freiner la frénésie immobilière, de privilégier les équipements publics, les espaces verts, le sport, les circulations apaisées et l’adaptation de la ville aux canicules. Cela suppose aussi d’assumer un principe clair : dans la ville la plus dense d’Europe, la rareté foncière doit d’abord profiter au cadre de vie des habitants. Notre rôle, comme groupe d’opposition, est de le rappeler avec constance. Sans caricature, mais sans renoncer. Sur ce sujet essentiel, nous continuerons à porter pour Levallois une autre vision : une ville plus équilibrée, plus respirable, et plus fidèle à son exigence de qualité de vie.

Groupe « Tous Levallois ! »

Lies MESSATFA, Céline CALVEZ, Sacha HALPHEN, Nathalie LEFÈVRE, Louis JOURDE

 

Levallois en Commun

«Levallois en Commun» n’est pas qu’un simple nom de liste ou un slogan : c’est une ambition face aux dangers des replis et du «chacun pour soi».

Nous constatons avec regret que notre ville apparaît aujourd’hui plus morcelée qu’auparavant. Des différences se font jour entre les quartiers.

Même si nous faisons le constat de sociétés évoluant dans l’individualisme, l’indifférence voire le mépris de l’autre, nous ne nous résignerons pas à cette fatalité à Levallois, ville à taille humaine où nous disposons de tous les moyens pour lutter contre le délitement du vivre ensemble.

L’analyse des résultats électoraux révèle cette fracture territoriale nette entre les quartiers de Levallois. La liste menée par Agnès Pottier-Dumas obtient ainsi 67% des suffrages au bureau de vote de la maternelle Alfred de Musset (Front-de-Seine côté Neuilly), contre seulement 26 % à l’école Ravel, dans le quartier Alsace. Un tel écart, sans commune mesure avec les observations passées, nous interpelle particulièrement.

Madame le Maire semble avoir pris la mesure de cette réalité en évoquant cette difficulté lors de son discours d’investiture. Nous espérons que cette prise de conscience se traduira rapidement par des actions concrètes. Il ne peut y avoir un Levallois à deux vitesses.

Au-delà des investissements de la ville et des équipements publics, cela doit se traduire par une plus grande proximité des élus et une décentralisation de certains événements et festivités.

Les Conseils de quartier peuvent également jouer leur rôle si tant est qu’on leur en donne les moyens. Nous espérons que leur renouvellement et cette nouvelle mandature permettront d’impulser à Levallois une solide restauration de notre cohésion sociale.

Levallois en Commun

Baptiste Nouguier, Danièle Zelic, Frédéric Gradwohl

 

La bienveillance, une valeur à sens unique ?

Chères Levalloisiennes, Chers Levalloisiens,

Lors de notre première tribune, nous avons respecté l’esprit d’une opposition responsable et constructive. Pourtant, notre texte a été tronqué et notre signature supprimée, sans aucun avertissement. Cette décision, appliquée sans dialogue, révèle une conception singulière de la bienveillance et du respect du pluralisme.

 

La bienveillance ne saurait être un mot creux réservé aux discours officiels : elle doit s’incarner dans les actes, y compris vis-à-vis des élus d’opposition. Couper un texte et effacer des noms, sans en informer les intéressés, relève de la censure plutôt que de l’esprit républicain.

 

Nous, élus de « Mounia pour Levallois », continuerons à dire la vérité aux Levalloisiens, à défendre l’intérêt général et à proposer des alternatives sérieuses, sans nous laisser intimider par ces pratiques restrictives. La transparence, la responsabilité et le respect doivent guider la vie démocratique de notre ville.

 

Mounia Inoughi et Renaud Vincent

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